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	<title>Chroniques Livie Archives - Les Escrivades</title>
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	<title>Chroniques Livie Archives - Les Escrivades</title>
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		<title>Philippe Jaenada, L’Inconnue du quai de Javel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Sep 2026 16:12:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Rentrée littéraire 2026 #06 Vous aimez Maigret ? Vous aimez suivre ses pérégrinations qui aboutissent à la résolution d’enquête policière bien emberlificotée ? Vous aimez quand le passé fait résonner le présent et vice-versa. Vous aimez que le réel s’impose à la fiction ? Vous aimez que soudain la fiction éclaire autrement le réel ? [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/09/Jaenada-linconnue-1.png"><img width="1024" height="1024"  alt="" class="wp-image-2664"/ loading="eager" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/09/Jaenada-linconnue-1-1024x1024.png" srcset="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/09/Jaenada-linconnue-1-1024x1024.png 1024w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/09/Jaenada-linconnue-1-300x300.png 300w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/09/Jaenada-linconnue-1-150x150.png 150w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/09/Jaenada-linconnue-1-768x768.png 768w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/09/Jaenada-linconnue-1.png 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rentrée littéraire 2026 #0</strong>6</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous aimez Maigret ? Vous aimez suivre ses pérégrinations qui aboutissent à la résolution d’enquête policière bien emberlificotée ?<br><br>Vous aimez quand le passé fait résonner le présent et vice-versa.<br><br>Vous aimez que le réel s’impose à la fiction ? Vous aimez que soudain la fiction éclaire autrement le réel ?<br><br>Vous aimez qu’on vous prenne par la main pour vous raconter une histoire ? Et qui plus est une histoire enchâssée dans l’Histoire ?<br><br>Vous aimez les phrases à rallonge ? Les digressions à n’en plus finir ? Les questions en suspens dont les réponses s’imposent finalement sans qu’on y pense ? Les sous-textes incrustés dans les intertextes ? Les multiparenthèses ouvertes dont il est plus sage d’en fermer plusieurs en même temps, de temps en temps et à la louche ?<br><br>Philippe Jaenada nous offre tout cela. Et même plus encore.<br><br>L’inconnue du quai de Javel est une jeune femme, Louise Cantot, débarquée de la campagne pour vivre à Paris où elle vit le temps de l’occupation et l’après-guerre. Car Louise Cantot est retrouvée assassinée, la nuit du 6 septembre 1949, sur le quai de Javel. Son meurtrier n’a jamais été identifié.<br><br>L&rsquo;auteur nous ouvre l’horizon face à une autre manière de vivre, non pas en nous amenant en Amazonie mais en nous baladant dans les archives policières, journalistiques, romanesques, d’état civil pour résoudre le meurtre de Louise (après avoir passé autant de temps avec elle, je crois que je peux l’appeler respectueusement par son prénom).<br><br>Fidèle à son mode opératoire qui consiste à s’intéresser à un fait divers ressurgi du passé, Jaenada tricote un palimpseste dans lequel il nous plonge avec lui.<br><br>La reviviscence de ce <em>cold-case est</em> d’une douceur trépidante, on suit ça sur l’épaule protectrice mais sans concession de l&rsquo;auteur.<br><br>Et puis, dans ce grand maelström où jamais on ne se perd (génie du conteur), je crois que chacun peut trouver un angle de lecture plus grand encore. Comme l’empathie dont Jaenada fait preuve pour les destins humains dont le genre assigne parfois à des tragédies déjà courues d’avance. Sans en faire le (seul) centre du roman, l&rsquo;auteur, et sans en avoir l’air, nous parle de comment un homme peut compatir aux violences subies par les femmes, de sa seule place d’homme (mais c’est beaucoup plus subtil que ça).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et jusqu’au bout, le suspens est tenu (et encore une fois, sans en avoir l’air).</p>



<p class="wp-block-paragraph" style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.488), 18px);">Livie Livia, 5/09/2026<br></p>



<p class="wp-block-paragraph" style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.488), 18px);"><strong>Philippe Jaenada, <em>L’Inconnue du quai de Javel</em>, Flammarion</strong>,<strong> 528 pages</strong></p>



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		<title>Maylis Adhémar, Bénie soit Sixtine</title>
		<link>https://lesescrivades.fr/maylis-adhemar-benie-soit-sixtine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jun 2026 08:34:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques Livie]]></category>
		<category><![CDATA[ecriture]]></category>
		<category><![CDATA[escrivades]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chronique livresque Sur les conseils de la bibliothécaire, j’ai emprunté « Bénie soit Sixtine ». La bibliothécaire m’a dit que c’était un peu autobiographique, l’histoire d’une femme élevée dans le catholiscisme, que c’était pas mal, écriture simple. J’étais moyennement convaincue mais j’ai voulu lui faire confiance ou plaisir. J’avais laissé le livre au bas de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chronique livresque</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-35.png"><img width="340" height="340"  alt="" class="wp-image-2425"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-35.png" srcset="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-35.png 340w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-35-300x300.png 300w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-35-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 340px) 100vw, 340px" /></a></figure>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph" style="font-style:normal;font-weight:400;text-indent:0px">Sur les conseils de la bibliothécaire, j’ai emprunté « <em>Bénie soit Sixtine</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La bibliothécaire m’a dit que c’était un peu autobiographique, l’histoire d’une femme élevée dans le catholiscisme, que c’était pas mal, écriture simple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’étais moyennement convaincue mais j’ai voulu lui faire confiance ou plaisir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’avais laissé le livre au bas de la pile et à quelques jours de retard de prêt, j’ai vaguement jeté un oeil et l’ai lu d’un trait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En vrai, les personnages sont un poil caricaturaux, la démonstration que l’intégrisme est le contraire de l’amour un poil « enfoncer une porte ouverte ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors pourquoi chroniquer ? Pour faire plaisir à ma bibliothécaire ? Ou pour vous dire de vous méfier de ses résumés ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce qu’elle est multi-catholique Sixtine. Dont intégriste radicale au départ et subit la foi comme une croisade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et toute cette partie-là est tellement grotesque (milice d’extrême-droite armée, femme pondeuse comme on dit poule pondeuse, manif pour tous en serre-tête marine) que tu te dis que « non c’est pas possible, même à Nantes, qui vit naître et croître le drame Dupont de Ligonnès, on ne peut pas être aussi… »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Être aussi quoi ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Etre aussi persuadé d’être investi d’une mission divine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">(Ça fait beaucoup d’être et peu de doutes…)</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, ce livre, il m’a replongé dans une terreur de jeunesse. Mon passage au lycée. Petit lycée en milieu rural, catholique, qui accueillait les fils des bonnes familles virés de tous les lycées de la proche grande ville. Des gars qui ressemblaient étrangement aux personnages de ce roman : raie sur le côté, pull sur les épaules, sûrs de leur destinée, de leur bon droit et de leur pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et quand tu vois les accointances de nos oligarques avec des mirages catholiques, les mêmes peurs, les mêmes colères de jeunesse m’assaillent. Le mal que ça inflige la croisade pour une croyance. Aux autres, ennemis comme intimes, à soi.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img  alt=""/ loading="lazy" decoding="async" src="https://scontent-mrs2-3.xx.fbcdn.net/v/t39.30808-1/518389465_2578638552306312_11364528650158494_n.jpg?stp=c0.0.800.800a_dst-jpg_tt6&amp;cstp=mx800x800&amp;ctp=s480x480&amp;_nc_cat=102&amp;ccb=1-7&amp;_nc_sid=e99d92&amp;_nc_ohc=xPnEKsRi4nwQ7kNvwE-BLJ9&amp;_nc_oc=AdqAX2AnV_PaypV5SOC5dsl2gQPtNIF8QOyRQ9psh6geEjbH33aTFmQZwMyi6g2gtMo&amp;_nc_zt=24&amp;_nc_ht=scontent-mrs2-3.xx&amp;_nc_gid=YvQkIoaMPghoIdTi0knv1A&amp;_nc_ss=7b2a8&amp;oh=00_Af9sDZDjzd5pEryVzZQjd_CorKOKXgUWd_TBtvnEzuLywA&amp;oe=6A4554B5"></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph"><br><br><br><br><br><strong>Livie Livia</strong></p>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Série Agatha Raisin</title>
		<link>https://lesescrivades.fr/serie-agatha-raisin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jun 2026 08:14:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques Livie]]></category>
		<category><![CDATA[ecriture]]></category>
		<category><![CDATA[escrivades]]></category>
		<category><![CDATA[jeanne secrit]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chronique livresque Ma passion pour les polars, les séries policières plus exactement, m’a toujours rendue un peu honteuse.Pourquoi ? Comme si ça n’était pas « assez bien » cette littérature « de gare ». Une honte de « déclassée sociale » quoi (je pourrais digresser sur combien la notion de « transfuge de classe », si [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chronique livresque</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><img class="sFlh5c FyHeAf iPVvYb" style="max-width: 1000px; width: 467px; height: 408px; margin: 0px;"  alt="Agatha Raisin Series 20 Books Collection Set M C Beaton (series 2&amp;3) : M C  Beaton: Amazon.fr: Livres" loading="lazy" decoding="async" src="https://m.media-amazon.com/images/I/71YS1siIvGL._AC_UF1000,1000_QL80_.jpg"></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph" style="font-style:normal;font-weight:400;text-indent:0px">Ma passion pour les polars, les séries policières plus exactement, m’a toujours rendue un peu honteuse.<br>Pourquoi ? Comme si ça n’était pas « assez bien » cette littérature « de gare ». Une honte de « déclassée sociale » quoi (je pourrais digresser sur combien la notion de « transfuge de classe », si chère à certains écrivains, me questionne).<br>Bref, j’ai eu des « périodes ».<br>Il y a longtemps, la période Fred Vargas, avec l’intuitif Commissaire Adamsberg.<br>Puis il y a eu aussi la période Camilleri et son gourmet et mélancolique Commissaire Montalbano.<br>Etc.<br><br>J’ai découvert il y a peu, au rayon policier de la bibliothèque municipale, la série « Agatha Raisin enquête ». Oui, l’héroïne porte le prénom d’une écrivaine fascinante Agatha Christie (même si je doute un peu que cette dernière soit favorable à la féminisation de son métier, enfin en même temps, en langue anglaise existe le genre neutre).<br>Et donc j’avale, je gobe, je me gave jusqu’à plus faim de cette série avec ce personnage féminin décrit en 4ème de couverture comme « l’héritière très spirituelle de Miss Marple version rock ». (Et je pourrais m’interroger sur l’intérêt des 4èmes de couverture comme argumentaires de vente, surtout quand ça n’a pas de lien réel avec le personnage qui n’est pas franchement rock’n’roll).<br>Bref, le personnage d’Agatha Raisin, créé par M.C. Beaton, est une détective de plus de 50 ans, qui a été auparavant dans la com’ et qui a gravi les échelons sociaux de Birmingham jusqu’à un cottage élégant de la campagne anglaise. Une histoire de « transfuge de classes » ?<br>Alors, ça n’est pas du roman policier donc mais du roman détective. Et ça serait passionnant d’en faire une thèse sur justement ce que ça raconte d’une société qui laisse à des « privés » le soin de démasquer les meurtriers et qui dépeint les policiers comme (en partie, c’est plus nuancé en vrai) une strate d’abrutis finis et de corrompus.<br>Mais bref, la série plonge dans la « bonne » société anglaise. Et ça n’a pas une visée politique ou sociologique pour un sou cette série (contrairement à chez Camilleri, par exemple).<br>Mais bref, au fil des romans qui s’égrènent, la superficialité des personnages, dont cette Agatha Raisin que personnellement je n’aimerais absolument pas fréquentée dans ma vie, cette superficialité donc dévoile tout un fonctionnement en castes. Et les meurtres ont souvent à voir avec « ne pas perdre la face, ne pas déchoir de sa place sociale ou vouloir à tout prix grimper dans la hiérarchie sociale ». Et le corps des femmes est un sacré champ de cette bataille, dans la lutte des castes.<br>Bref, je lis du roman détective.<br><br>{Série <em>Agatha Raisin</em> enquête chez Albin Michel}</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:15% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img  alt=""/ loading="lazy" decoding="async" src="https://scontent-mrs2-3.xx.fbcdn.net/v/t39.30808-1/518389465_2578638552306312_11364528650158494_n.jpg?stp=c0.0.800.800a_dst-jpg_tt6&amp;cstp=mx800x800&amp;ctp=s480x480&amp;_nc_cat=102&amp;ccb=1-7&amp;_nc_sid=e99d92&amp;_nc_ohc=xPnEKsRi4nwQ7kNvwE-BLJ9&amp;_nc_oc=AdqAX2AnV_PaypV5SOC5dsl2gQPtNIF8QOyRQ9psh6geEjbH33aTFmQZwMyi6g2gtMo&amp;_nc_zt=24&amp;_nc_ht=scontent-mrs2-3.xx&amp;_nc_gid=YvQkIoaMPghoIdTi0knv1A&amp;_nc_ss=7b2a8&amp;oh=00_Af9sDZDjzd5pEryVzZQjd_CorKOKXgUWd_TBtvnEzuLywA&amp;oe=6A4554B5"></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph"><br><br><br><br><br><strong>Livie Livia</strong></p>
</div></div>



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