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	<title>Chroniques Jean-Paul Archives - Les Escrivades</title>
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		<title>Daria Marx, Tuer le vieux</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Sep 2026 07:13:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Rentrée littéraire 2026 #05 Que faire quand ton gros dégueulasse de grand-père a abusé de toi dans ton enfance, que personne ne t’écoute lorsque tu en parles autour de toi, que la police, encore moins à l’écoute, n’est pas vraiment une option et que de toute façon tu sais bien que rien ne pourra réparer [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rentrée littéraire 2026 #05</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Que faire quand ton gros dégueulasse de grand-père a abusé de toi dans ton enfance, que personne ne t’écoute lorsque tu en parles autour de toi, que la police, encore moins à l’écoute, n’est pas vraiment une option et que de toute façon tu sais bien que rien ne pourra réparer le traumatisme que tu trimballes avec toi depuis tes dix ans ? Tout bien pesé, il ne te reste qu’une option, faire payer le salaud, en débarrasser la société. Bref, tuer le vieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annoncée dès le titre, la décision n’est pas une surprise, mais l’autrice déroule différents chemins qui vont l’y conduire. Il y a la famille : mère distante, père alcoolique. «&nbsp;À 10 ans, j’avais compris que j’avais perdu, pas assez belle, pas assez mince, pas assez féminine, sors les mains de tes poches, on dirait un gars, arrête de manger, tu finiras seule comme ta grosse tante. Il me restait l’école pour briller.&nbsp;» Les vacances seule chez le grand-père malsain. Et la réflexion de la narratrice, long monologue intérieur émaillant la relation de l’action, les rares dialogues étant totalement intégrés à ce monologue, sans aucune des marques habituelles, guillemets, tirets ou retours à la ligne. On est donc à fond avec elle vers le but ultime annoncé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette narratrice personnage principal dont in ne connaîtra pas le nom, elle ne trouve de soutien qu’auprès de son chien, qui ne voit que l’amour. C’est toujours ça !</p>



<p class="wp-block-paragraph" style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.488), 18px);">Jean-Paul, 4/09/2026<br></p>



<p class="wp-block-paragraph" style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.488), 18px);"><strong>Daria Marx, <em>Tuer le vieux,</em> Flammarion, 160 pages</strong></p>



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		<title>Yannick Haenel, La solitude des professeurs est infinie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 17:51:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Rentrée littéraire 2026 #04 Tiens, un prof ! Alors, heureux, le prof ? Non, pas vraiment. Pourtant, il y croit, lorsqu’il arrive sur son premier poste, un collège de la banlieue parisienne, ni chic ni dévastée. Il débarque bardé de diplômes, Capes, agreg, et, comme dit le cliché, «&#160;se heurte au réel&#160;», se le prend [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rentrée littéraire 2026 #0</strong>4</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tiens, un prof ! Alors, heureux, le prof ? Non, pas vraiment. Pourtant, il y croit, lorsqu’il arrive sur son premier poste, un collège de la banlieue parisienne, ni chic ni dévastée. Il débarque bardé de diplômes, Capes, agreg, et, comme dit le cliché, «&nbsp;se heurte au réel&nbsp;», se le prend en pleine gueule. Pas tellement de la part des élèves, avec lesquels il ne s’en tire pas trop mal, mais l’administration, la direction et les collègues n’y mettent pas du leur ! Et là, quand tous s’y mettent, tu peux en effet te retrouver dans une solitude infinie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faut dire que parfois, notre héros, Jean Deichel, donne le bâton pour se faire battre. Ses séances alcoolisées l’envoient parfois dans le décor duquel personne ne précipite pour le sortir. Ne lui reste plus alors qu’à rêvasser, se trouver un banc sous quelques arbres au fond de la cour du collège, faire de son exil dans un préfabriqué que l’on gagne en enjambant les herbes sauvages, un petit royaume où l’on ne viendra pas le chercher.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur nous accompagne dans les rêveries de ce professeur solitaire, pour toucher parfois au mystique qu’il nourrit de ses mythes. La vocation peut-elle casser des briques ? auraient pu dire les situationnistes. Breaking the walls ! L’alternance entre ces phases introspectives et le récit de la banalité d’une vie rythmée par le RER, les sonneries incessantes du collège et les errances du personnage nous colle à une vie que l’on voit se perdre, jusqu’à ce qu’à la fin du récit l’auteur évoque Samuel Paty et Dominique Bernard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Où l’on voit que l’humour peut côtoyer le drame, quand on sait faire !</p>



<p class="wp-block-paragraph" style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.488), 18px);">Jean-Paul, 2/09/2026<br><br>> Sélection Goncourt 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph" style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.488), 18px);"><strong>Yannick Haenel, <em>La solitude des professeurs est infinie,</em> Gallimard, 320 pages</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutes les chroniques &gt; <a href="https://lesescrivades.fr/chroniques/">https://lesescrivades.fr/chroniques/</a></p>



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		<title>Yan Pradeau, Camarade Maman</title>
		<link>https://lesescrivades.fr/yan-pradeau-camarade-maman/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Aug 2026 09:10:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Rentrée littéraire 2026 #03 Dans sa loge de concierge d’un quartier très bourgeois, la maman d’Eugene a recréé un décor digne de la RDA des années 1960 qu’elle a quittée pour s’installer à Paris en 1968. Le fils va devenir un mathématicien de génie, les maths étant pour lui la discipline demandant un moindre capital [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/08/Pradeau-Camarade.png"><img width="1024" height="1024"  alt="" class="wp-image-2611"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/08/Pradeau-Camarade-1024x1024.png" srcset="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/08/Pradeau-Camarade-1024x1024.png 1024w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/08/Pradeau-Camarade-300x300.png 300w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/08/Pradeau-Camarade-150x150.png 150w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/08/Pradeau-Camarade-768x768.png 768w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/08/Pradeau-Camarade.png 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rentrée littéraire 2026 #03</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa loge de concierge d’un quartier très bourgeois, la maman d’Eugene a recréé un décor digne de la RDA des années 1960 qu’elle a quittée pour s’installer à Paris en 1968. Le fils va devenir un mathématicien de génie, les maths étant pour lui la discipline demandant un moindre capital culturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, s’interroge-t-il, d’or vient cette maman qui persiste dans son rôle de camarade, enchaînant réunions de cellule et création d’un syndicat sauvage de concierges. Eugene a passé les quatre premières années de sa vie à l’Est, il ignore tout des raisons qui ont poussé sa mère à émigrer. Il va donc chercher (quête du protagoniste…).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un roman n’existe pas sans coïncidences : imaginons le Petit Chaperon rouge allant porter son panier à sa mère-grand, Tiens mémé, voilà, allez bisous, je file, j’ai une interro demain, elle rentre bien tranquille, elle aura une note convenable… L’intérêt serait assez limité, sans si la forme prend le dessus et en arrive à constituer la véritable aventure. Si vous aimez les coïncidences, vous ne serez pas déçus : le gars a pour directeur de thèse le frère de sa petite copine, il est témoin du meurtre de Malik Oussékine par des policiers voltigeurs, sa mère a rencontré Rudi Dutschke, dirigeant du mouvement étudiant allemand en 1968, elle grenouille dans différentes mares, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on se risque à situer son histoire dans un contexte réel, on doit accepter de travailler un peu plus, de se documenter, ce que l’auteur n’a pas suffisamment fait. Par exemple, sa vision du mouvement étudiant de 1986 et de ses organisations est caricaturale et non exempte d’erreurs. Tant qu’à faire, il aurait situé Paris au bord de la mer que cela ne nous eût point étonné !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré tout le personnage est attachant, on adhère à sa quête car on a bien envie de savoir ce qu’ vécu sa mère en Allemagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph" style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.488), 18px);">Jean-Paul, 28/08/2026<br><br><strong>Yan Pradeau, Camarade Maman, La Tribu, 304 pages</strong></p>



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		<title>Eduardo Fernando Varela, Pampa</title>
		<link>https://lesescrivades.fr/eduardo-fernando-varela-pampa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2026 13:39:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Eduardo Fernando Varela, Pampa Rentrée littéraire 2026 #02 D’Agatha Christie (Le Crime de l&#8217;Orient-Express) à la BD de Jacques Lob (Le Transperceneige) en passant par Michel Butor (La modification), nombre de romans prennent le train pour cadre. C’est plus de Lob que de Butor que se rapproche Varela, son train roulant infiniment à travers la [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Eduardo Fernando Varela, Pampa</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rentrée littéraire 2026 #02</strong></p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile is-vertically-aligned-top" style="grid-template-columns:35% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><a href="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/08/Varela-Pampa-1.png"><img width="1024" height="1024"  alt="" class="wp-image-2612 size-full"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/08/Varela-Pampa-1-1024x1024.png" srcset="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/08/Varela-Pampa-1-1024x1024.png 1024w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/08/Varela-Pampa-1-300x300.png 300w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/08/Varela-Pampa-1-150x150.png 150w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/08/Varela-Pampa-1-768x768.png 768w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/08/Varela-Pampa-1.png 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph" style="line-height:1.2">D’Agatha Christie (<em>Le Crime de l&rsquo;Orient-Express</em>) à la BD de Jacques Lob (<em>Le Transperceneige</em>) en passant par Michel Butor (<em>La modification</em>), nombre de romans prennent le train pour cadre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est plus de Lob que de Butor que se rapproche Varela, son train roulant infiniment à travers la pampa, cerné par une mer de maïs. Tout autour se ressemble, maïs à l’infini, noms des villages quasiment interchangeables, liens de famille fluctuants. Ne manquait plus que la chute d’une météorite géante, poursuivie par un général aspirant-dictateur et son tankiste hébété dans son habitacle pour faire basculer le récit dans ce réalisme magique tant prisé des auteurs latino-américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le train, métaphore d’une société que chacun se plaira à nommer selon ses propres aspirations, devient devient un formidable pandémonium. Les quatre occupants du départ, le machiniste, son assistant, le contrôleur et son épouse, vont se trouver débordés par une foule de réfugiés montés à bord, fuyant les effets désastreux de la météorite qui roule dans la pampa en détruisant les villages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit alterne entre les points de vue des différents personnages qui essaient de fournir des destins illusoires aux réfugiés tout en tâchant de forger leur propre avenir. Car en définitive, c’est bien à chacun d’inventer son propre destin !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un beau roman qui confirme le talent d’un auteur dont on avait pu apprécier <em>Patagonie route 203</em> en 2020. Une bonne entrée dans la littérature latino contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Paul, 28/08/2026</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Eduardo Fernando Varela, <em>Pampa</em>, Métaillé, 336 pages</strong></p>



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</div></div>



<p class="wp-block-paragraph"><br><br></p>
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		<title>Marion Brunet, Ne cherche pas le chaos</title>
		<link>https://lesescrivades.fr/marion-brunet-ne-cherche-pas-le-chaos/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Aug 2026 09:35:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Rentrée littéraire 2026 #01 On attaque cette rentrée avec la régionale de l’étape. La Marseillaise Marion Brunet plonge dans l’histoire plus ou moins récente du Chili. Le titre du roman en forme d’injonction, Ne cherche pas le chaos, s’adresse à tous les protagonistes. Pablo, militant de la gauche révolutionnaire sous la dictature chilienne, exilé en [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/08/Brunet-chaos.png"><img width="1024" height="1024"  alt="" class="wp-image-2554"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/08/Brunet-chaos-1024x1024.png" srcset="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/08/Brunet-chaos-1024x1024.png 1024w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/08/Brunet-chaos-300x300.png 300w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/08/Brunet-chaos-150x150.png 150w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/08/Brunet-chaos-768x768.png 768w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/08/Brunet-chaos.png 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rentrée littéraire 2026 #01</strong></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph" style="line-height:1.2">On attaque cette rentrée avec la régionale de l’étape. La Marseillaise Marion Brunet plonge dans l’histoire plus ou moins récente du Chili. Le titre du roman en forme d’injonction, <em>Ne cherche pas le chaos,</em> s’adresse à tous les protagonistes. Pablo, militant de la gauche révolutionnaire sous la dictature chilienne, exilé en France après dix ans de prison, évite de remuer le passé, au risque de dresser un mur de silence autour de lui. Son épouse, Florence, a du mal à supporter cet homme de plus en plus taiseux, qui ne vit que pour sa fille. Cette dernière, Victoria, va prendre le taureau par les cornes et s’enfuir au Chili sur les traces encore inconnues de son père. Le silence finira-t-il par se rompre, le mur tombera-t-il, et si oui en faisant quel dégâts ?<br><br>La narration, centrée sur Pablo, joue sur l’éclatement de la chronologie pour nous faire pénétrer de plus en plus profondément au cœur des conflits de conscience. <br><br>C’est une forme fluide et très directe qui sert ce récit, avec de belles échappées sur les paysages bretons et patagoniens.<br><br>Jean-Paul, 23/08/2026</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marion Brunet, Ne cherche pas le chaos, Albin Michel, 304 pages</strong></p>



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		<title>Olivier Norek, Les guerriers de l&#8217;hiver</title>
		<link>https://lesescrivades.fr/jerome-ferrari-nord-sentinelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jun 2026 13:52:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques Jean-Paul]]></category>
		<category><![CDATA[ecriture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>1939. Staline a signé le Pacte germano-soviétique avec l’Allemagne de Hitler, lui laissant les mains libres pour attaquer l’Europe à l’ouest. Et pour les Russes, c’est l’occasion pour attaquer la Finlande dans le but de se créer une zone de sécurité au-delà de leur frontière septentrionale. L’Union soviétique, la grande, la puissante, héritière dégénérée de [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-42.png"><img width="1000" height="522"  alt="" class="wp-image-2467"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-42.png" srcset="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-42.png 1000w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-42-300x157.png 300w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-42-768x401.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">1939. Staline a signé le Pacte germano-soviétique avec l’Allemagne de Hitler, lui laissant les mains libres pour attaquer l’Europe à l’ouest. Et pour les Russes, c’est l’occasion pour attaquer la Finlande dans le but de se créer une zone de sécurité au-delà de leur frontière septentrionale. L’Union soviétique, la grande, la puissante, héritière dégénérée de la Révolution de 1917, 173 millions d’habitants, se lance à l’assaut des trois millions de Finlandais. Même pas honte !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais Staline, dont la brutalité – comme disait Lénine – n’a d’égale que l’arrogance, n’a pas tenu compte du fiasco napoléonien – la fameuse « bérézina ». Comme Hitler, trois ans plus tard, tout aussi brutal et arrogant, se croira au-dessus des enseignements de l’Histoire. On connaît la suite. Et voilà nos moujiks en armes piétinant dans la neige et gelant dans leur tenue d’été, impuissants face à la maigre armée finlandaise opérant en guérilla. Fureur de l’ogre du Kremlin !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fil rouge du roman est un fermier nommé Simo, chasseur d’élite, fine gâchette entre toutes. Le petit Simo, un mètre cinquante-deux sous la toise, allégorie de la petite Finlande, devient ce qu’on nommera plus tard un « sniper » d’une redoutable efficacité puisqu’au fil des opérations il tuera 542 soldats ennemis. Au point que les Russes l’appelleront La Mort blanche et trembleront à l’évocation de son seul nom.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà tous les ingrédients pour écrire une belle histoire, et c’est ce que fait Olivier Norek, maniant les techniques apprises dans sa pratique de la littérature policière. On y croit, on adhère, on a envie d’enfiler le maillot des supporters finlandais. Et en prime on découvre cette aventure à la David et Goliath, un épisode totalement occulté de la Seconde Guerre mondiale.<span class="x193iq5w xeuugli x13faqbe x1vvkbs xlh3980 xvmahel x1n0sxbx x1lliihq x1s928wv xhkezso x1gmr53x x1cpjm7i x1fgarty x1943h6x xudqn12 x3x7a5m x6prxxf xvq8zen xo1l8bm xzsf02u x1yc453h" dir="auto"></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Paul, 30/12/2024</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Olivier Norek, <em>Les guerriers de l&rsquo;hiver</em>, Michel Lafon, 448 pages</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Julia Deck, Ann d&#8217;Angleterre</title>
		<link>https://lesescrivades.fr/maryline-desbiolles-lagrafe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jun 2026 13:46:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques Jean-Paul]]></category>
		<category><![CDATA[ecriture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On a connu Julia Deck mieux inspirée. Parce que l’histoire de sa mère – c’est de ça qu’il s’agit, de sa mère Ann, née en Angleterre – ça ne nous a pas passionné… Ni même les affres de la narratrice face au vieillissement de sa môman. Et le problème, avec ces chroniques, c’est que si [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image"><img  alt="Julia Deck, Ann d'Angleterre - Brigou"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://external.fctt1-1.fna.fbcdn.net/emg1/v/t13/15755187610898506139?url=https%3A%2F%2Fimage.eklablog.com%2F3avsRmmhqR0nTBGAi6j8iSumdfo%3D%2Ffilters%3Ano_upscale%28%29%2Fimage%252F0651194%252F20241229%252Fob_a1c01d_deck-ann.png&amp;fb_obo=1&amp;utld=eklablog.com&amp;stp=c0.5000x0.5000f_dst-jpg_flffffff_p1000x522_q75_tt6&amp;_nc_gid=7SkeNoUMvbLbXl_sOQhOug&amp;_nc_oc=AdpgZ9oOl3e1AynXb2VLD0BPaAbsHPBGdAxa4_Dc0wJhWOiOTEEAMD2SHKU_H2jyfmQ&amp;ccb=13-1&amp;oh=06_Q3_AAVzzkdBHayAyAoGyAU94k3jF6bdbQSq8hDUwB_FElNlT&amp;oe=6A41A54C&amp;_nc_sid=f9da5c"></figure>



<p class="wp-block-paragraph">On a connu Julia Deck mieux inspirée. Parce que l’histoire de sa mère – c’est de ça qu’il s’agit, de sa mère Ann, née en Angleterre – ça ne nous a pas passionné… Ni même les affres de la narratrice face au vieillissement de sa môman.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et le problème, avec ces chroniques, c’est que si on ne les écrit pas tout de suite, on ne se souvient pas bien du livre. Celui-là, je l’ai lu fin septembre. Et pourquoi on n’a pas écrit la chronique dans la foulée de la lecture ? Sans doute parce que la lecture ne nous a pas emporté, parce qu’elle n’a pas frappé assez fort pour s’imprimer durablement. Tant pis…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre a obtenu le Prix Médicis.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Paul, 29/12/2024<a href="https://lesescrivades.fr/louise-mottier/" data-type="page" data-id="2286">Louise Mottier</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Julia Deck, <em>Ann d&rsquo;Angleterre</em>, Seuil, 256 pages</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Rebecca Lighieri, Le club des enfants perdus</title>
		<link>https://lesescrivades.fr/rebecca-lighieri-le-club-des-enfants-perdus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jun 2026 13:44:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques Jean-Paul]]></category>
		<category><![CDATA[ecriture]]></category>
		<category><![CDATA[escrivades]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La famille, ça fait partie des petits soucis quotidiens. Mais il y en a qui exagèrent, quand même. Dans la famille des narrateurs, parce qu&#8217;il y en a plusieurs, je voudrais le père, monstre sacré du théâtre parisien ; la mère, monstrueuse sacrée en voie de « démonstruosition », parce que les femmes, au théâtre, [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-40.png"><img width="1024" height="536"  alt="" class="wp-image-2457"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-40-1024x536.png" srcset="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-40-1024x536.png 1024w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-40-300x157.png 300w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-40-768x402.png 768w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-40.png 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><br>La famille, ça fait partie des petits soucis quotidiens. Mais il y en a qui exagèrent, quand même. Dans la famille des narrateurs, parce qu&rsquo;il y en a plusieurs, je voudrais le père, monstre sacré du théâtre parisien ; la mère, monstrueuse sacrée en voie de « démonstruosition », parce que les femmes, au théâtre, ça dure moins longtemps. Je voudrais la fille, un peu chtarbée, pas mal habitée, mais finalement peut-être la plus saine scène de la bande. Je voudrais des grands-parents maternels berlinois anciens drogués, parents à la manque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fille, c’est Miranda, mélancolique assumée jusqu’à ce qu’elle rencontre un jeune acteur de deuxième ordre qui déplaît fortement à Armand, le père, vedette du théâtre. Birke, la mère, s’en fout pas mal, elle est ailleurs… Miranda a des drôles de pouvoir. Est-elle vraiment capable de prévoir la mort d’une voisine ? Se trouve-t-elle réellement à deux endroits à la fois, ou bien est-ce le père qui a des visions ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vie c&rsquo;est pas toujours un truc facile à vivre, la jeunesse non plus. Et c’est encore moins facile pour Miranda qui sait trop de choses, qui voit trop de choses. On est plus ou moins conscient du monde dans lequel on vit et le pire c&rsquo;est d’en être un peu plus conscient que les autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prise de parole de Miranda en tant que narratrice, dans la deuxième partie du livre, nous donnera des clés supplémentaires pour comprendre un texte qui flirte avec le fantastique ; et tout flirt peut s’accompagner de contacts plus ou moins forts, on sait ça. Miranda plane au-dessus de la mêlée. Le dieu Asmodée soulevait les toits des maisons pour regarder à l’intérieur ; Miranda pénètre carrément dans l’esprit des autres pour voir à leur façon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lighieri ne prend pas de gants avec le lecteur, libre à lui de se laisser embarquer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Extrait</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je connais le plaisir que mes frères humains prennent à soumettre et à torturer. J’ai été du côté des tortionnaires, j’ai mentalement épousé leur désir de puissance et de souillure – puis leur satisfaction immonde à se voir exaucés. C’est parce que je peux me targuer de cette compréhension intime du cœur des bourreaux que le bonheur est impossible. Cobain a dû en arriver à la même conclusion et pour les mêmes raisons. Les incohérences de sa lettre n’en sont pas : l’humanité mérite autant d’amour que de haine, autant de pitié que de crainte – et la vie est parfaitement invivable. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Paul, 3/11/2024</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rebecca Lighieri, Le club des enfants perdus, P.O.L, 528 pages</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Hélène Gaudy, Archipels</title>
		<link>https://lesescrivades.fr/helene-gaudy-archipels/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jun 2026 13:43:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques Jean-Paul]]></category>
		<category><![CDATA[ecriture]]></category>
		<category><![CDATA[escrivades]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous pénétrez dans l&#8217;atelier du père puis dans l&#8217;appartement du grand-père, vous essayez de vous frayer un chemin à travers le fatras de toutes choses et de petits riens accumulés par ces deux hommes, collectionneurs compulsifs. L&#8217;encombrement de ces deux lieux est reproduit – volontairement on imagine – dans ce texte. On est entre le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-39.png"><img width="500" height="261"  alt="" class="wp-image-2454" style="width:686px;height:auto"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-39.png" srcset="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-39.png 500w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-39-300x157.png 300w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Vous pénétrez dans l&rsquo;atelier du père puis dans l&rsquo;appartement du grand-père, vous essayez de vous frayer un chemin à travers le fatras de toutes choses et de petits riens accumulés par ces deux hommes, collectionneurs compulsifs. L&rsquo;encombrement de ces deux lieux est reproduit – volontairement on imagine – dans ce texte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On est entre le syndrome de Diogène et l&rsquo;épuisement d&rsquo;un lieu à la Pérec, avec des listes d&rsquo;un peu tout qui apparaissent régulièrement. Ce ne sont pas toujours des pages palpitantes, mais peu à peu, à mesure qu&rsquo;ils émergent de derrière un empilement d&rsquo;enclumes ou de vieilles revues, les propriétaires des lieux prennent de l&rsquo;épaisseur pour livrer corps à une image de la banalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste l&rsquo;écriture, dont les premières pages du livre nous donnent le meilleur ? Phrases un peu liquides, mais pas complètement, comme les contours de cette île, au cœur du bayou, qui porte le prénom du père de la narratrice. « À peine une île, un réseau de rives poreuses, ligneuses, enchevêtrées. […] L&rsquo;Isle de Jean-Charles est menacée par les aménagements des rives du Mississippi, le réchauffement, les forages pétroliers, la mer qui l&rsquo;érode et rogne ses contours. On a renoncé à construire les digues qui auraient pu la protéger. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a dans tous les lieux de l&rsquo;enchevêtrement, y compris dans le texte. Il y a du flou, le même qui marque si peu les limites entre terre et mer, ou dans lequel s&rsquo;est enlisée la jeunesse du père.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Paul, 26/10/2024</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Hélène Gaudy, <em>Archipels</em>, L’Olivier, 288 pages</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Carole Martinez, Dors de ton sommeil de brute</title>
		<link>https://lesescrivades.fr/carole-martinez-dors-de-ton-sommeil-de-brute/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jun 2026 13:39:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques Jean-Paul]]></category>
		<category><![CDATA[ecriture]]></category>
		<category><![CDATA[escrivades]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est presque dommage que Carole Martinez écrive des bons livres, parce qu’elle a aussi un vrai talent pour le one woman show ! Le numéro qu’elle nous a fait récemment à Manosque valait le déplacement… La pauvre Maya Michalon qui animait la rencontre (on l’adore !) n’arrivait plus à en placer une. Donc, l’artiste écrit [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-38.png"><img width="1024" height="536"  alt="" class="wp-image-2450"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-38-1024x536.png" srcset="https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-38-1024x536.png 1024w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-38-300x157.png 300w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-38-768x402.png 768w, https://lesescrivades.fr/wp-content/uploads/2026/06/image-38.png 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><br>C’est presque dommage que Carole Martinez écrive des bons livres, parce qu’elle a aussi un vrai talent pour le one woman show ! Le numéro qu’elle nous a fait récemment à Manosque valait le déplacement… La pauvre Maya Michalon qui animait la rencontre (on l’adore !) n’arrivait plus à en placer une.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Donc, l’artiste écrit aussi des livres. Ici, on cause instinct de maternité, violence masculine, amour et marécages. Parce que ça se passe en Camargue. Mais aussi dans tout le reste du monde. Parce qu’il se passe de drôles de choses dans le monde de cette histoire. Des enfants qui se réveillent tous à la même heure en hurlant. À la même heure, mais pas au même moment. Ah oui, parce qu’il n’est pas la même heure au même moment partout dans le monde. C’est fou, quand on y pense ! Donc, ça hurle toutes les heures, pendant vingt-quatre heures, en faisant tout le tour de la terre, puis ça s’arrête. Mais quelques jours plus tard, c’est un nouveau phénomène qui recommence au même rythme, et c’est pas fini. On vous dit pas quoi, vous lirez le livre si ça vous intéresse. Et ça devrait, parce qu’il s’en passe des bizarres, de choses, dans le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On suit l’affaire grâce à la petite radio à piles d’un grand voisin un peu sauvage. Voisin du mas où Eva et Lucie, la maman et la fifille, se sont réfugiées pour fuir les poings de Pierre, le mari et papa. Alors, pour les prénoms, on vous refile le secret que nous a confié Carole Martinez : Eva, comme Ève, la première femme selon la Bible, Lucie comme la première femme selon les anthropologues qui l’ont découverte en Éthiopie en 1974. Et Pierre, je vous laisse deviner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est surtout un roman sur l’humanité, la collectivité humaine que nous sommes censés former. Rien ne sert de se cacher, nous faisons tous partie de la même grande chaîne. Salut les maillons, comme disait l’autre !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Extrait :</p>



<p class="wp-block-paragraph">« — En tout cas, les punitions collectives, c’est idiot. Je déteste quand la maîtresse fait ça, qu’elle punit toute la classe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">— Elle veut peut-être vous montrer que vous dépendez les uns des autres, qu’une bêtise de l’un engage tout le groupe, que nous sommes à la fois des individus et une communauté. La difficulté, c’est d’arriver à garder sa liberté individuelle tout en préservant le groupe. Regarde les fourmis, chacune d’elles n’est qu’un bout de la fourmilière, elles n’ont pas conscience d’être des individus. Nous si. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre :</p>



<p class="wp-block-paragraph">« — Je me croyais loin de tout, hors de la communauté humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">— On ne peut visiblement pas lui échapper. Ce qui arrive à l’humanité nous touche tous, aussi séparés que nous puissions être du reste du monde, nous sommes un morceau d’humanité et tout ce qui la secoue nous secoue. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Paul, 29/10/2024</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Carole Martinez, <em>Dors de ton sommeil de brute,</em> Gallimard, 400 pages</strong></p>
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