Laurence Vilaine

Samedi 18 juillet 2026
Emprunter ce chemin à la rencontre de l’inconnu
sans lequel le texte ne s’écrit pas.
Cette journée peut être prolongée avec celle du lendemain, avec Sophie Trividic,
les deux invitées ayant choisi des thèmes voisins.
« Enfonce-toi dans l’inconnu qui creuse. Oblige-toi à tournoyer » écrivait René Char.
Avant d’écrire, on ne sait pas ce qu’on va écrire. On enfile des gros gants et on défriche, on écarte les ronces, on attrape une pioche, puis on pousse les cailloux et on ratisse – on trace un chemin en quelque sorte.
Cet atelier propose d’emprunter ce chemin à la rencontre de l’inconnu sans lequel le texte ne s’écrit pas, et grâce auquel, peut-être et souvent, il tient debout et nous tourneboule. Un ciel clair, une vieille dame, un goût d’abandon, une fourmi blessée, un bout de soi-même : l’inconnu est toujours tapi quelque part, là où on ne l’attend pas.
Il ne s’agira pas de vouloir le débusquer à tout prix, car s’il se sent traqué, l’inconnu résiste. Creuser avec lui, tournoyer, oui, le laisser venir.
Laurence Vilaine a grandi à Nantes, fait des études de langues, habité où justement ça parlait d’autres langues, elle réside aujourd’hui à Forcalquier.
Elle écrit des romans pour faire surgir ce qui doit être dit (souvent), qu’elle ne soupçonne pas avant (jamais) et la bouleversera (toujours) – ainsi La Géante, La Grande Villa, Le silence ne sera qu’un souvenir (éd. Zulma et Gaïa).
De temps en temps, elle bifurque, quittant le roman pour la nouvelle et la poésie, contribue à la revue Apulée, revue annuelle de littérature et de réflexion (Zulma), écrit des courts textes en prose à l’image de À force d’amours, aux éditions Pneumatiques.
En parallèle de ses chantiers romanesques, Laurence conduit des ateliers d’écriture à l’université, en milieu scolaire, pénitenciaire, hospitalier.
Elle a collaboré et collabore à des projets collectifs dans lesquels l’écriture rencontre d’autres disciplines artistiques. Pour exemples : « écriture, musique et danse » à la clinique psychiatrique d’Yffiniac ; à la Maison d’arrêt de Saint-Brieuc avec la poétesse Delphine Bretesché ; à Nantes avec des habitants et la compagnie L’Entr’acte ; à Alger, avec un groupe de femmes ; à Marseille avec des enfants de l’école Saint-Mitre, la Marelle, l’ensemble Musicatreize et le laboratoire de neurosciences cognitives d’Aix-Marseille…
• La Géante (Zulma, 2020, poche 2022)
• La Grande Villa (Gaïa, 2016)
• Le silence ne sera qu’un souvenir (Gaïa, 2011, poche Babel 2014)
• Apulée, revue annuelle de littérature et de réflexion (Zulma, 2022, 2021, 2018)
Textes courts
À force d’amours (Pneumatiques)
Ça prend des gens (Ville d’Arles)
Réserver cette journée
18 juillet 2026
9 h 30 à 17 h
Dans la colline au-dessus de Gémenos, autour d’un vieux cabanon (adresse fournie à l’inscription)
Petit-déjeuner, repas et boissons inclus
70 € pour la journée
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